
Traversée de l'Uruguay
Enfin sur les motos ! Traversée de l’Uruguay direction l’Argentine
Après un mois d’attente et d’improvisation, nous avons enfin amorcé notre traversée de l’Amérique latine à moto. Quelle excitation de grimper sur nos bolides et d’entamer ce vrai voyage à deux roues !
Puisque nous avions du retard sur le planning initial et que nous avions déjà visité la côte uruguayenne en bus, nous avons modifié l’itinéraire : direction l’Argentine et les chutes d’Iguazu, en coupant à travers l’intérieur de l’Uruguay.
Mardi 18 novembre : Retrouvailles avec les motos
Nous avons récupéré nos motos chez Waves Logistics. On doit bien avouer que la sortie du port et le passage en douane se sont faits sans encombre. Rendez-vous à 14 h, et à 16 h nous étions fin prêts à rouler.
Un passage à la station essence, regonflage des pneus… et c’était parti ! Ou presque… Sortir de Montevideo à l’heure de pointe n’a pas été une partie de plaisir. Finalement, le premier soir nous nous sommes arrêtés à mi-parcours dans un camping du côté de Balneario Argentino.
Mercredi 19 novembre : Arrivée à Punta del Este
Le lendemain, nous rejoignons notre première destination : Punta del Este. Dès notre arrivée, nous sommes frappés par la splendeur et la propreté de la ville. Le contraste avec Montevideo est saisissant : on a l’impression d’être dans un autre pays.
Grands buildings blancs, rues propres et ordonnées… Ici, on sent clairement l’argent. On y croise même une « Trump Tower ». Nous apprendrons rapidement que Punta del Este est très prisée des riches Argentins et qu’elle est surnommée « le petit Saint-Tropez » de l’Uruguay.
Conseil : si vous en avez la possibilité, venez hors saison. Les prix restent alors beaucoup plus abordables.

Cap vers l’intérieur des terres
Nous quittons Punta del Este dès le lendemain, laissant la mer derrière nous pour quelques semaines. Après avoir visité Colonia del Sacramento, Punta del Diablo et Punta del Este, il était temps de découvrir l’intérieur du pays : Minas, San Gregorio de Polanco, Tacuarembó, avant de traverser la frontière à Salto.
Les locaux nous avaient prévenus : en dehors de l’axe principal, les routes sont en mauvais état. Au début on pensait qu’ils exagéraient… on a très vite changé d’avis. Nous nous sommes fait surprendre plus d’une fois par des trous dans la chaussée et avons traversé des kilomètres de portions sans goudron. Dans certaines petites villes comme Paloma, les rues goudronnées n’existent tout simplement pas : il y a du « ripio » (gravier) partout.
Retour au off-road
Cette traversée de l’Uruguay a aussi été l’occasion de renouer avec le off-road. Nous avons roulé au milieu de grandes étendues de prairies, admiré les vaches qui broutent tranquillement, croisé des chevaux en liberté et même des autruches. Nous avons également traversé quelques gués, ce qui a eu le mérite de nous rafraîchir un peu.
Même si le pays manque cruellement de dénivelé à notre goût, nous avons apprécié les grands espaces et ces traces faciles qui nous ont permis de nous remettre doucement dans le bain.

San Gregorio de Polanco
Nous avons fait une belle pause à San Gregorio de Polanco, situé au bord d’un lac artificiel le long du Río Negro. Le camping donne directement sur le lac et nous avons profité d’un magnifique coucher de soleil. Hors saison, les sanitaires n’étaient pas accessibles, mais il y avait des cuisines d’été sur la plupart des emplacements, avec point d’eau et électricité gratuits.
Tacuarembó et l’hospitalité uruguayenne
Après deux jours de bivouac, nous étions contents de nous arrêter dans un vrai logement à Tacuarembó. Nous avons été accueillis par Claudia et son mari avec qui nous avons beaucoup discuté de la vie en Uruguay.
Nous avons bien sûr parlé du prix des besoins de première nécessité et surtout de l’essence : 1,70 € le litre, un tarif équivalent à la France alors que le revenu moyen est bien plus bas. Ils ont reconnu que c’était compliqué, mais les Uruguayens sont ingénieux et débrouillards. Ils ont aussi vanté la qualité de leur viande… sur ce point, nous sommes restés assez chauvins pour l’instant : nous n’avons pas encore été épatés !
Dernière étape : Salto (240 km dont 160 km de off-road)
Après plus d’un mois passé en Uruguay, nous quittons le pays avec un petit pincement au cœur. Une première page se tourne.
Nous faisons les courses, puis direction la frontière. Nous ne sommes pas mécontents de rejoindre l’Argentine, où les tarifs (notamment celui de l’essence) sont bien plus abordables. Ça représente un sacré budget pour nous !
C’est le début d’une nouvelle aventure dans le pays du foot !
